Vous venez passer vos vacances de ski à Ovronnaz ? Vous vous posez mille et une questions à propos des cours de ski ? Vous hésitez à laisser votre enfant seul ou vous ne savez pas s’il vaut mieux opter pour des cours collectifs ou privés ?
Pas d’inquiétude ! Nous avons posé toutes ces questions à notre École Suisse de Ski, expert en la matière, afin de vous conseiller et de vous préparer au mieux à votre séjour.
Le ski est accessible à tous !
Il n’y a pas d’âge idéal pour débuter le ski. Ce qui est important pour déterminer le bon moment, c’est l’envie qu’ont les enfants d’essayer. Même si chaque futur skieur a son caractère, ses forces et ses faiblesses, l’ESS remarque qu’en règle générale, la progression n’est pas la même à 2, 7 ou 14 ans.
Pour les plus jeunes, il s’agira surtout de découvrir la glisse sans avoir forcément de grandes attentes techniques. Juste du plaisir ! À partir de 3.5 ans, 4 ans, l’ESS peut commencer à leur apprendre des notions de chasse-neige. Après quelques essais et un peu de patience, les petits skieurs deviennent autonomes sur des pistes bleues. Plus les enfants grandissent, plus leurs capacités motrices et leur temps de concentration augmentent. Entre 7 et 12 ans, on peut espérer une progression rapide. Avec l’arrivée de l’adolescence, apparaissent parfois de petits soucis de croissance qui peuvent perturber la coordination. À cela s’ajoute la prise de conscience du « danger », qui peut freiner certains jeunes. Pas de panique, pendre conscience du danger permet de limiter les prises de risque. Restez toujours constructif pour les accompagner dans leurs doutes.
Plutôt cours privé ou collectif ?
Plutôt que d’essayer de répondre directement à cette question, voici les avantages et les inconvénients de ces deux types de leçons.
Un cours privé c’est l’avantage d’avoir un moniteur de ski entièrement dédié à vous. Il vous accompagne à chaque étape de manière personnalisée : il vous conseille, vous explique les exercices, vous les montre, vous corrige et, surtout, vous met en confiance. Avec une leçon particulière, le temps passé sur les skis avec un encadrement professionnel est plus court si vous ne prenez qu’une heure de cours, mais vous pouvez également réserver plus qu’une heure afin de maximiser vos progrès. Une heure de cours privé suffit généralement pour faire ses premiers pas, mais peut devenir limitant lorsque l’on commence à gagner en autonomie, sans pour autant se sentir prêt à skier seul. Il faut également tenir compte du fait que le prix d’un cours privé est légèrement plus élevé qu’un cours collectif.
Un cours collectif, ce sont des rencontres, du temps de pratique passé sur la neige tout en étant encadré et, parfois, une stimulation provoquée par l’effet de groupe. Souvent réservées pour une semaine, ces cinq matinées de ski permettent aussi aux parents d’apprentis skieur de profiter de leurs demi-journée. En revanche, les premiers pas peuvent prendre un peu plus de temps et demandent de la patience. Pour qu’un groupe fonctionne bien, il faut idéalement des enfants qui ne soient pas totalement dépendants de leur moniteur et qui aient envie de tenter des choses par eux-mêmes. Nous conseillons aux parents d’informer leurs enfants sur le fonctionnement d’un cours en groupe, de les rassurer en leur précisant qu’ils seront avec d’autres enfants du même niveau, et enfin, de leur indiquer qu’ils se retrouveront pour passer du temps ensemble après le cours.
Au final, les deux modèles fonctionnent très bien. C’est souvent le caractère des participants qui dicte la bonne orientation.
Équipement des enfants : acheter ou louer ?
Les enfants grandissent vite. La location reste la solution la plus fiable.
Il est certes possible de trouver du matériel d’occasion à un prix très attractif, mais la qualité des skis et des réglages n’est pas garantie.
Il y a aussi les familles nombreuses qui se disent que l’équipement acheté pour l’aîné servira pour les suivants. C’est une fausse bonne idée. Les chances que la taille des chaussures, et même des skis, correspondent à la croissance de tous sont assez faibles. C’est un calvaire de devoir skier avec des chaussures trop grandes ou des « patinettes » pour économiser quelques sous.
De plus, si vous louez en station, vous êtes sur place s’il y a le moindre problème.
Le vrai ski commence avec le bon matériel
Les patinettes (de petits skis courts, généralement utilisés avec des bottes d’hiver), tout comme la luge, sont des jouets. Elles permettent de glisser : c’est bien, mais c’est tout. Il est difficile d’apprendre à skier avec ça.
Pour apprendre le ski, il faut des skis. Pour des débutants, ils ne doivent être ni trop longs ni trop courts : une longueur allant du menton au sommet de la poitrine est idéale. Il faut également des chaussures adaptées. C’est peut-être le principal défaut des patinettes : les bottes. Même s’il s’agit de bottes spéciales neige et hiver, elles n’offrent pas une tenue suffisante pour pratiquer le « vrai » ski.
Parents: lâcher prise pour favoriser l’apprentissage
Pour commencer, il est important d’exprimer ses craintes auprès de la monitrice ou du moniteur. Il ou elle pourra rassurer en expliquant comment va se dérouler la leçon.
Ensuite, il est absolument important que les parents s’éloigne. Il n’est pas interdit, bien au contraire, d’observer les premières descentes de son enfant à skis, mais il ne faut pas interagir avec lui. Inutile de transmettre son stress : l’enfant doit s’intéresser à la personne qui va s’occuper de son apprentissage, pas à ses parents. C’est vrai qu’avec les tout-petits, les premières minutes peuvent être déchirantes, mais cela vaut la peine de leur laisser une chance de se calmer et d’apprécier la leçon. Si maman ou papa reste tout près, il n’y a aucune chance que cela fonctionne.
Un petit débriefing après la leçon peut également aider à mieux appréhender les prochains cours.
Et à Ovronnaz, comment ça se passe ?
Pour les débutants, tout est prévu pour démarrer le ski en douceur. Dans le village, le baby-lift est à disposition pour faire ses premiers pas à skis. Équipé d’une corde, il est simple à utiliser et parfaitement adapté aux premières tentatives. En plus, il est entièrement gratuit, ce qui permet de prendre confiance sans pression.
Une fois les bases acquises et lorsque l’on se sent plus à l’aise, il est possible de monter au domaine skiable. Le baby Jorasse (petit téléski) permet également de faire la transition avant d’attaquer les pistes rouges. Notre domaine est composé presque exclusivement de télésièges, ce qui évite les difficultés liées aux téléskis ou aux arbalètes. On peut ainsi se concentrer sur l’essentiel : skier et prendre du plaisir.